Et voir tout ces gens qui s'aiment...
j'aimerai tant que tu m'aimes desfois. sur les chemins, sur les bancs, dans mon corps et ses alentours. coller ma main contre ton coeur battant. et pourquoi pas sur le manége de l'amour ?
un, deux, trois allés-retours de balançoire. un envol dans tes bras par delà les montagnes des plaisirs infinis. et aprés ça on ose dire qu'elle n'est pas belle, la vie. que c'est une chienne, la vie.
Manger ta langue gout barbapapa, rouge comme un couché de soleil au Kenya. et des " je t'aime " à se perdre dans le sable, beaux et simples comme la morale d'une fable. ecrire nos rêves avec des bouts de nuage, des bouts d'amour, des bouts de carnage.
et le chemin sinueux de nos doigts sur le sable, comme l'ondulation du cobra affamé. qui se traine et se lasse sous la chaleur du soleil pendant que nous on s'aime, on s'enlasse, on s'emerveille.
retracer nos souvenirs sur la carte du bonheur. et se regarder, et sourire. se dévorer du regard, et ça, toujours sans rien dire.
sentir la chaleur de tes mains qui se baladent le long de mon corps malade. et tes ongles sous ma peau, ta langue dans mon dos. et les eclats de verre qui transpercent tes yeux semblables à un lagon ensoleillé sur lequel on lance des ricochets.
parceque sentir ton odeur, y a que ça qui fait battre mon coeur. parceque tirer sur tes joues elastiques me rapelle mes vieux princes en plastiques. étirer tes joues et te voir sourire. encore et encore. je me glisse comme une ombre le long des courbes de ton corps.
je te considére toujours un peu comme mon pantin, mais c'est toi malgré tout qui tiens les ficelles de ma vie. je suis une funambulle qui marche au dessus de nos rêves, telle une araignée qui tisse sa toile emprisonnant toutes les étoiles.
parceque je marche dans les traces de tes pas. parceque j'aime quand tu me manipules du bout de tes doigts. parceque je sais pas finir mes poémes comme toujours.
alors je te laisse,
ignorant et rêveur sur quelques belles phrases
et quelques mots d'amour.